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 RP : La naissance de Pompoko.

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Niss
Petit(e) cochon(ne)
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Messages : 9
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MessageSujet: RP : La naissance de Pompoko.   Dim 29 Juil 2012 - 18:29

Bonjour, bonsoir tout le monde !

Comme vous pouvez le deviner, je viens dans cette catégorie pour y poster un RP ! Mais avant tout chose, j'imagine que certaines indications sont nécessaires pour tous !
Tout d'abord, je me présente brièvement pour ceux qui ne me connaissent pas. Mon nom ig est Niss, et j'ai longtemps fait parti de votre guilde qu'est la Once'.
C'est à ce titre que je reviens hanter tout le monde ! Very Happy

Mais trêve de bavardages inutiles ! Parlons RP maintenant ! Hum... Comment dire ? Disons que mon Rp a une particularité... C'est qu'il ne traite pas de la guilde "Once Upon a Time". (Oui alors pourquoi je suis là me direz-vous !)
Cependant, il traite de personnages qui appartiennent ou ont appartenu à cette guilde. C'est donc du commun accord avec votre (précieux) meneur que je vous écris en ce moment.

C'est pour moi un immense honneur de venir ici publier mon RP (qui n'est pas fini). Le thème principal est la guilde Pompoko que certains ont peut-être déjà entendu parler. Cette guilde est née il y a un an maintenant. La meneuse n'était autre que Lunastella. Enfin comme prévu, vous voyez que mon histoire est étroitement liée avec celui de la Once.
Et c'est avec grand plaisir que je m'amuse à croiser les destins !

L'intérêt d'un Rp est à mon sens de pouvoir ricaner, se moquer ou se glorifier en lisant des passages qui mettent en action vos propres personnages. Du moins mon Rp ne s'écartera pas de cette dynamique et je tâcherai de faire apparaître le plus souvent possible vos héros préférés ! (A moins que ce ne soit directement vous même Wink)

Voilà, j'ai déjà trop écrit il me semble, si questions il y a, j'y répondrai volontiers.
Juste une ultime notation ; je publie mon Rp petit à petit afin de me laisser le temps d'écrire la suite correctement Smile
J'ai un peu d'avance actuellement, mais je ne publierai pas tout ce soir non plus.
Voilou maintenant place au Rp ! En espérant que vous apprécierez !



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Niss
Petit(e) cochon(ne)
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Dim 29 Juil 2012 - 18:46




Le soleil n’avait apparemment pas prévu d’assister à la scène. Effectivement aucune éclaircie n’avait pu percer l’épaisse couche de nuages qui dominait les deux armées.
Cette obscurité sentait la tristesse et le désespoir. Elle sentait la mort.
Les multiples claquements sourds et violents des boucliers des deux fronts se répondaient un à un dans une ultime tentative d’intimidation. Mais non, le cataclysme allait bien avoir lieu. Le sang allait napper le sol graveleux qui s’était préparé à absorber la vie de milliers de combattants.
Les deux camps se tenaient à présent face à face dans une bataille qui serait la dernière de cette opposition qui avait toujours existée.
Les deux commandants Brakmar et Bonta finirent de revêtir leurs propres armures qui les rendaient, disait-on l’égal d’un Dieu. Puis, ils insufflèrent leurs derniers espoirs et soifs de victoires à chacun des combattants.
Les ultimes vociférations animales et leurs regards belliqueux les avaient métamorphosés ; on aurait plutôt dit que se tenaient deux armés de mulous sauvages face à face.
Brakmar prit l’initiative, et s’avança, dépassant sa propre armée en levant son épée au ciel. Bonta en fit de même ne pouvant ignorer ce défi que lui proposait son propre frère…
Ça allait commencer…



***




-Papa, papa ! Tu veux bien jouer avec moi ? Sitoplé !
-Non ma fille, je ne peux pas là, papa doit aller travailler, il se passe des choses importantes.
La pauvre petite fit la moue un moment, et serra sa peluche contre elle. Comme toutes les filles de son âge, elle avait besoin de quelqu’un pour l’accompagner dans ses folles idées de jeu.
D’habitude, à chaque refus de son père, elle feignait quelques larmes qui ne vivaient que le temps que celui-ci ne change d’avis. Par empirisme, la petite en avait conclue que c’était infaillible !
Cependant, cette fois là semblait différente. Son père n’avait pas le même regard jovial que d’habitude. Il semblait préoccupé, chose qui semblait pourtant impossible.
Elle n’insista donc pas, et resta quelques instants encore à fixer sa peluche comme pour lui faire comprendre sa tristesse et son inquiétude…
Il n’aimait pas rendre triste sa fille, mais les choses ne lui proposaient aucune autres solutions, ils devaient prendre les choses au sérieux.
-Jiva ! Te voilà ! Nous t’attendions pour commencer.
-Oui, désolé, ma fille me demandait, vous la connaissez… Bien, alors, où en sont-ils ?
Ils étaient à présent tous réunis, la pièce était lumineuse, d’apparence petite et circulaire. Toutes les décisions étaient prises de ce point, c’est ici que ce faisait l’équilibre
Les 6 personnes observèrent l’écran unique de la salle.
-Ils vont débuter. Que devons-nous faire Jiva ? Interrogea l’un deux.
L’intéressé réfléchissait, cela faisait une éternité qu’ils craignaient ce moment là. Et n’avait pas vraiment trouvé de solutions adéquates à ce problème. Ils ne pouvaient se permettre d’intervenir sans briser l’équilibre. Et ne pouvaient pas non plus laisser leurs enfants s’entretuer…
Ils le regardèrent tous, soucieux et un poil inquiets, mais prêts à intervenir dans la seconde si nécessaire. C’était un moment critique, et ils le savaient tous.
Le silence commençait à s’installer, une atmosphère presque pénible s’était instaurée. Mais la solution qui serait prise marquerait à jamais le monde connu.
-Papa ! Papa, regarde comment j’ai déguisé Reptilette ! Elle est toute choupitrognonne toute rose non ?
-Bon sang, que fais-tu là ! Ce n’est pas le moment ! Many’ va la raccompagner je te prie.
De véritables pleures naquirent dans les yeux de la petite. Elle n’avait jamais été traitée ainsi, mais surtout… surtout… elle avait vexée son papa, et elle s’en voulait…
Elle se laissa donc raccompagner par Many qui lui annonça qu’elle devait être sage, et rester ici à coiffer Reptilette.


***



L’intervention de sa fille avait eu le dont d’agacer Jiva, d’autant qu’il se trouvait dans une situation de crise. Ses nerfs étaient déjà mis à rudes épreuves sans qu’en plus il ait à supporter les caprices de sa fille. Et même s’il s’en voulait un peu de l’avoir ainsi écartée, il n’y avait pas la place à une quelconque distraction.
L’heure était vraiment grave.
Many les avait rejoints dès que possible ; ils reprirent donc leur contemplation sur l’immensité ténébreuse de la zone de combat. Celui-ci ne semblait toujours pas avoir commencé, mais aucune décision n’avait encore été prise.
Ils cessèrent de regarder l’écran qui leur permettait d’observer ainsi leurs fils, et se tournèrent vers Jiva, le regard curieux.
-Que devons-nous faire Maître Jiva ? Répéta l’un deux.
Après une ultime hésitation, Jiva soupira lentement, se gratta le menton en signe de réflexion, et demanda :
-Djaul, comment les mortels nomment t’ils cet endroit ?
-Il s’agit d’une lande non loin de Brakmar. Hum, ils surnomment cet endroit les landes de Sidimote. On dirait vraiment que ces landes accueillent le repère de la mort elle-même…
Jiva prit le temps de peser l’importance de ses futures paroles, regarda un à un ses acolytes la mine grave.
-Domen, tu peux allez noter dans notre historique qu’en l’an 248 du monde connu, ses habitants vont subir leur plus terrible plaie. Les deux armées vont s’entretuer dans une rage sans nom. Ce monde là ne semble plus avoir d’avenir…
Sitôt sa phrase achevée, les 5 autres le regardèrent, étonnés et bouleversés, alors Jiva ne voulait donc pas prendre de risques concernant cet équilibre. Il devait avoir ses raisons, après tout lui seul avait pu converser avec elle. Et lui seul en connaissait les plus petits détails.
Tant et si bien, qu’aucun ne voulu même tenter de s’opposer à cette décision pourtant désespérée que proposait Jiva :
Ne rien faire.



***



Même le silence n’osait apparaître en ce funeste moment. Les armées étaient vraiment prêtes à en découdre, les derniers préparatifs avaient été mis en place, les diverses invocations avaient grossis les 2 rangs. Et même si la bataille n’était pas encore engagée, le chaos semblait déjà total.
Brakmar et Bonta se faisaient à présent face, et tous 2 enorgueillis par l’appui de leur propre armée ne semblaient pas craindre la mort. Ne pas monter le moindre signe de faiblesse devant l’autre. Leur haine était d’autant plus grande, qu’il s’agissait d’une haine viscérale, alimentée par leurs liens de parentés.
Deux frères allaient créer la destruction de leur monde.
Et bien malgré les drogues ingurgités par tous, afin de transcender leurs physique et anéantir leur moindre peur ; certains arrivaient à songer : Si Dieu existe réellement, qu’il intervienne quelque chose maintenant…
Plusieurs centaines de mètre séparaient les deux armées, les deux commandants se retournèrent intimant à leurs armées de cesser les cris de guerre, trompettes ou toutes les autres sources de bruit à la note provocatrice. Le silence régnait à présent, le calme avant la tempête dit-on.
Les deux frères se fixèrent pendant quelques instants d’une soif de sang au moins égale. Ces personnes là n’étaient que des bêtes à présent, une bête qui serait capable de boire son propre sang…
Ils n’avaient pas besoin de parler, le dialogue avait été rompu depuis un moment. Et sans autres démonstration particulière ; ils foncèrent l’un vers l’autre, leurs armée à leurs talons.
Le chaos allait naître.


***



Pendant ce temps, bien que résolus à ne pas intervenir, Jiva et les siens demeuraient spectateurs de la situation. Espérant peut-être, désespérément que leurs fils allaient ; dans une ultime bouffée de réflexion sensée corriger leur folie. Mais il ne semblait pas en prendre ce chemin là. Et ils furent le témoin de l’assaut donné par les deux commandants.
Jiva dans une ultime phrase de dégoût annonça :
-Nous leur avons donné la vie, ils se donnent la mort. Quoi de pire pour un père ?
Aucun n’osa la commenter, et ils fermèrent les yeux quelques instants. Feignants de ne pas avoir vus les larmes cristallines de leur ami Jiva.
Et Many qui préféra allait retrouver la petite pour la serrer fort dans ces bras, la serrer infiniment plus fort que hier…

Bonta sentait à présent son armée le rattraper, mais il souhaitait pouvoir enfourcher lui-même son satané frère. Il redoubla donc d’efforts afin de croiser le fer le premier avec Brakmar.
Son cerveau ne semblait plus en état d’opérer, maintenant qu’il avait entamé son sprint ravageur !
Cependant, même endormi le cerveau fonctionne toujours, et le sien même en état de « veille » lui fit part de quelque chose d’inattendu. De curieux, d’improbable !
Il se surprit à s’arrêter dans un pur réflexe de l’entité humaine qui sommeillait encore en lui. Son armée s’arrêta aussitôt, copiant ses gestes à ceux de leur chef.
Bonta vit aussi Brakmar s’arrêtait non loin de lui. Et tous deux regardèrent au même endroit, totalement étonnés et presque émerveillés.
Une petite fille se dressait là devant eux, assise sur le sol, bien intercalée entre les deux imposantes armées,


***


-Jiva Jiva ! Maître Jiva ! C’est une catastrophe !
Many venait de rentrer dans la pièce dans un concert de bruits, totalement affolé, le souffle court.
Son irruption capta rapidement l’attention des autres, qui se tournèrent aussitôt vers lui, complètement pris aux dépourvus.
-Qui a-t-il Many ?! ordonna hâtivement Jiva.
Tous les regards étaient dressés vers lui, lui intimant sourdement de tout raconter le plus vite possible, afin de comprendre ce qui pouvait ainsi mettre un Dieu dans cet état.
-je ne sais pas comment elle a fait, mais, votre fille…
Il s’arrêta, trembla, son corps semblait mimer que Many était en pleine réflexion ; il réfléchissait à quelque chose. Puis, il s’avança vers eux, les ignora à son passage et se contenta de fixer l’écran.
-Many, il suffit !!! Dis-nous tout à présent ! La simple évocation de sa fille avait mis Jiva dans une rage qu’on ne lui connaissait pas. Et il ne pouvait se contenir ! Il n’aimait pas ce genre de situation !
Many, se retourna lentement vers eux, le regard brillant d’une peur qu’aucun d’eux ne pouvaient connaître comme s’il venait de réaliser quelque chose de crucial. Il pointa alors son doigt en direction dudit écran. Il ne pouvait plus contenir ses multiples tremblements désormais :
-Re- regardez… c’est… c’est… Maître… Pompoko est là bas…
A cet instant, Jiva sauta littéralement sur l’écran tel un sauvage ! Il dominait maintenant la scène et voulu vérifier par lui-même les dires de son ami ! C’était impossible… Many devait se tromper !
Les premières images qu’il capta semblaient rassurantes ; les deux armées étaient à présent immobiles. La guerre semblait s’être arrêtée, ou alors...
Il vit ensuite ce qui « empêchait » la bataille de se poursuivre ; sa propre fille jouait le grain de sable qui perturbait l’engrenage complexe de l’avenir.


***



Où suis-je ? Il fait noir, il fait froid. Je n’entends rien. Où est mon papa ? Où est ma Reptilette ? Je ne les vois pas, il fait vraiment sombre. J’ai peur…
C’est quoi cette sensation ? On dirait que quelqu’un me souffle dessus… J’aime pas, c’est froid.
Mes yeux, je commence à y voir ; mais, c’est sombre. C’est qui cet homme qui me regarde ? Il paraît surpris. Où suis-je donc ?
Papa… J’ai peur, et ce « souffleur », il n’arrête donc pas ; j’ai froid, c’est pas bien ici.
Je veux que ça change.



***



-Maître Jiva, reprenez-vous donc ; on va trouver une solution. On va tâcher de la récupérer de suite !
Jiva regarda son homme de main dans les yeux, comme s’il le prenait pour un fou, un ignorant !
- Je crois mon cher Many, que tu ne comprends pas la situation ; nous ne pouvons rien faire, il est déjà trop tard. Au moment même où elle est apparue là bas ; elle a bouleversé l’équilibre. Les deux armées se sont arrêtées ; cela n’aurait pas dû arriver !
Ne comprenant pas vraiment l’inquiétude de son maître, Many essaya innocemment :
-Mais, Jiva, je ne comprends pas, c’est plutôt une bonne chose non ? Nous pouvons peut-être encore empêcher l’affrontement d’avoir lieu pour le coup ?
-Non, non non !!! Elle a clairement signifié que nous ne devions plus interagir avec leur monde. L’équilibre universel en dépend.
Tous regardèrent Jiva, inquiets, et impuissants devant la situation ; qu’appelait-il donc l’équilibre universel ?!
Jiva reprit :
-Je ne comprends même pas comment elle a pu rallier leur monde, elle ne devrait pas pouvoir en être capable ! Pas si tôt ! Et pourquoi aurait-elle fait ça ?!
Ses paroles lui étaient davantage destinées, qu’aux autres ; il essayait d’assembler un puzzle qu’il était le seul capable de compléter. Du moins le pensait-il…
-Nous n’avons pas beaucoup de solutions, en fait, nous n’en avons qu’une de raisonnable…
Ils le regardèrent tous, terriblement attentifs, leurs regards suspendus aux lèvres de Jiva.
-Aucun de nous ne peut raisonnablement prévoir ce que… ma fille… Ce que Pompoko peut bien faire là bas… Comment elle va agir, et réagir…
Leurs yeux tous autant rivés sur leur maître, ils attendirent patiemment qu’il rompe ce bref silence.
-Mais, nous ne pouvons nous permettre d’y aller nous-mêmes pour la récupérer. Les bouleversements en seraient encore plus brutaux et imprévisibles Je ne peux pas prendre de tels risques même pour ma fille. Ainsi, nous devrons encore une fois nous contenter d’observer la scène… L’équilibre doit essayer de se restaurer par lui-même.

Il s’arrêta un instant, se retourna afin de dissimuler sa tristesse et ses larmes poindre dans ses yeux.
-Il s’agit de ma fille… Et même un être comme moi ne peut pas faire ce qu’il veut… Quel doux clin d’œil la vie nous réserve donc …
Personne n’osait le couper dans ce monologue qui commençait à durer. Chacun d’eux connaissait l’amour que portait Jiva à sa fille.
Puis il se mit soudainement à rire… D’un rire nerveux qui surprit tout le monde…
-De toute façon, ce n’est comme si elle avait besoin de moi pour se défendre et pour vivre en paix ; certes elle perdra ses forces petit à petit… Mais il ne faut pas oublier qu’on parle de ma fille ! Oui ! De ma fille !
Jiva s’était retourné violement en direction des autres, et avait prononcé ses derniers mots avec une pointe d’inquiétude évidemment, de tristesse, mais aussi et surtout de fierté !
Il se rembruni quelques instants plus tard, essayant désormais de ne plus penser au fait qu’il ne pourrait plus jamais serrer sa fille dans ses bras…
-Tu me manques déjà Pompoko…



***



Je ne comprends pas… Comment est-ce possible ? Cette enfant ? Que fait-t’ elle ici ? Comment a- t’elle pu se trouver là ? Entre les 2 armées à ce moment là ? Ça n’a pas de sens…
Elle me regarde… Elle a l’air aussi décontenancée que moi… Peut-être même davantage. Elle a peur, je lui fais peur. Elle se recroqueville sur elle-même. Elle doit croire qu’elle fait un cauchemar mais…
Bon dieu c’est quoi ça ?!
Totalement surpris par cette soudaine luminosité Brakmar fit un bond en arrière ! Il leva lentement le menton, les yeux attirés par la voûte céleste…
Quelle était donc cette magie ?! Tous les nuages venaient tout à coup de disparaître comme balayés par un vent venu d’ailleurs. Le ciel était à présent d’un bleu absolu, et d’une luminosité pleine d’espoir. Le soleil, pas encore à son apogée, les dominait nonchalamment comme si de rien n’était. Comme s’il avait toujours été la… Attendant qu’on lui somme d’apparaître.
Je la vois clairement à présent, la petite… Elle aussi redressé la tête toujours assise à terre, elle contemple ce soleil aussi merveilleux qu’ inattendu. Elle esquisse un sourire, superficiel au début, et vraiment franc par la suite. Elle se retourne vers moi. Je sais que je ne crains rien, mais cette enfant m’effraie.
Elle fixe son regard à mes pieds à présent, j’y jette un coup d’œil ; une peluche rose s’y trouve.
Mais Il se passe quoi ici ?!




***



Je ne sais toujours pas où je suis, ni pourquoi, et encore moins comment j’y suis arrivée… Mais au moins, j'ai plus froid. J’aime beaucoup ce soleil, ça ressemble comme chez nous…
Mais tous ces gens là, je ne les connais pas… Ils sont tellement nombreux. Je crois même que je devrais encore avoir peur, mais je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas effrayée…
Mais je me sens seule. Vraiment seule…
L’homme le plus proche de moi me regarde étrangement, c’est quoi son souci ?! Il n’a jamais vu une petite fille ma parole !
Oh non ! Par Jiva ! Il a, il a…
-REPTILETTEEEEEEEEEE !!!
Il a capturé Reptilette ! La pauvre !!! Mais ne crains rien ! Je vais viendre te sauver ! Promis !
Elle releva lentement, et fixa sévèrement Brakmar. Celui-ci, encore sous le choc du hurlement gargantuesque qu’une si petite bouche pouvait créer… Tous les combattants l’avaient assurément entendu !
-C’est MA Reptilette ! Ze la veuuuuuuuuuuuuux ! S’offusqua soudainement Pompoko, vraiment furieuse !
Il est vrai qu’en situation dite « normale », Brakmar aurait sans doute fait le rapprochement entre la peluche posée à ses pieds et ce que voulait cette affreuse gamine. Mais là, pour quelqu’un qui s’apprêtait à en découdre avec l’ennemi… Sa capacité actuelle de réflexion était vraiment limitée… et était surtout mise à mal par… cette gamine.
- Pourquoi tu parles pas ?! Tu veux me faire répéter ?! REEEEP-
-Oh non, non arrête ! la supplia Brakmar, dont les tympans commençaient vraiment à faillir.
-Alors donne la moi ! Ma reptilette ! A tes pieds ! Sinon, ze crieeeeeeeeeee !
Brakmar, dans un ultime instinct de survie pour ses tympans, ramassa ce qu’il s’imaginait être la fameuse « Reptilette ». Une simple poupée en définitive…
Et alors qu’il croyait avoir étudié toutes les alternatives, de ce qui s’annonçait comme LA dernière bataille ; lui, le commandant en chef que tout le monde écoutait aveuglément se retrouvait à présent à ramasser une peluche pour une petite morveuse qui lui donnait tout simplement des ordres. Des ordres…
-NOOOON ! Tu la touches pas ! C’est ma mienne !
Avant qu’il ait eu même le temps de soupirer, la poupée étalée au sol, quelques dixièmes de secondes plus tôt, se trouvait désormais dans la main chétive de la petite fille qui lui faisait face…


***


Quelle était donc cette magie ?! Brakmar n’en croyait pas ses yeux. Par quelle rationalité de ce bas monde cette peluche avait été ainsi aspirée ? Elle… Il était certain de bien la tenir, il ne l’avait pas lancée non plus… Non, non ! Il n’était pas encore fou !
Quelque chose de « pas clair » se tramait ici… Brakmar employait toujours cette expression quand quelque chose le dépassait. Mais là, c’était aussi et surtout « Quelqu’un de pas clair… »
Il songea à présent à cette sensation passée. Il avait raison depuis le début ; ses instincts ne le trompaient jamais après tout. Cette fille l’effrayait vraiment !
Il se surprit à la regarder dans les yeux, intensément, comme fasciné ; elle ne semblait pas perturbée par ce qu’elle venait de faire. En était-elle seulement consciente ?
-Bon sang ! Mais t’es qui toi ?
Bonta venait d’apparaître derrière Pompoko. Il semblait énervé mais surtout étonné de la situation. Il reprit pour lui seul :
-C’est qui cette mioche ?
Enfin ! Les regards de Brakmar et de son frère Bonta se croisèrent. Leur haine mutuelle était perceptible. Mais les yeux de Brakmar étonnèrent Bonta. Il sembla discerner comme une lueur de frayeur.
Et si Bonta haïssait son propre frère ; il ne doutait pas de la vaillance de celui-ci. Et même s’il avait du mal à l’admettre ; il savait que si Brakmar possédait cette once de peur, ce n’était pas à cause de lui. Quelque chose ou quelqu’un effrayait Brakmar…
Pompoko choisi cet instant pour se retourner vers Bonta.
Encore un qui en voulait à sa fameuse Reptilette !!! Mais qu’avaient-ils tous ?
Elle serra ses deux frêles mains comme pour s’encourager elle-même, et fit face à Bonta :
-Alors déjà toi le vilain ! Chui pas une mioche ! Et si tu veux ma Reptilette ; faudra viendre la chercher !!!
Pompoko était aussi petite que courageuse ; à moins que ce ne soit de la folie… Alors, elle était aussi petite que folle…
Bonta regarda tour à tour Pompoko et Brakmar, penchant avec négligence sa tête comme s’il analysait la situation. Cela sembla l’amuser.
En fait… Il ne comprenait rien… Vraiment rien ! Une gamine au beau milieu d’une bataille légendaire ! Non, rien de rien, il ne comprenait rien !
Mais chose certaine ! Il n’aimait pas du tout qu’on le provoque ! Et cette « mioche » avait failli !
Non mais rendez-vous compte ! Le traiter ainsi de « vilain » ! « Vilain » ! Il voulait bien admettre qu’effectivement… Il n’était pas très charmant, les multiples cicatrices qui habillaient son visage en témoignaient !
Evidemment il n’y avait pas que ça, son nez cassé à maintes reprises n’ajoutait pas à son charme , ni encore ses oreilles déchiquetées par les multiples Ouginiak rencontrés dans sa jeunesse. Mais tout de même… Qu’une « mioche » le qualifie ainsi de « vilain » !
C’en était trop ! Il pointa alors son doigt envers la « presque » innocente fillette :
-Hé toi ! C’est moi le « vilain »? S’entendit-il prononcer, incrédule.
Il essaya d’étouffer sa colère prétextant qu’il s’agissait d’une petite fille qui ignorait de quoi elle parlait… en vain.
-Ecoute-moi ! Toi la p’tite ! Je ne sais pas qui tu es, encore moins d’où tu viens. Mais je suis sûr d’une chose ! Ceux qui m’insultent doivent périr !!!
Quand on y repensait…
La situation était vraiment singulière, sans aucun doute inédite. Deux armées se faisant face ; leurs deux capitaines qui se surveillaient du regard, et … une « gamine » qui jouait la carte du joker.
Oui, un joker à la fois pathétique et si important. La fille de Jiva finalement…
Bonta s’aperçut du ridicule de la situation durant ce petit temps-mort. Cette gamine avait vraiment tout gâché ! Lui qui mourrait d’envie de faire naître le sang, qui attendait tant de cette bataille qui se devait d’être légendaire ! Etait pour le moment, annihilé par cette fillette…
Non seulement, la gamine avait tout gâché ! Mais aussi ; et c’est le pire ! Elle l’avait insulté dans sa nature propre ! Le traiter ainsi de « vilain » !
Il prit le temps d’inspirer lentement, puis d’expirer, relâchant ainsi toute la pression qu’il avait accumulée. Ses yeux se convulsèrent malgré lui. Son instinct de prédateur avait prit le dessus : Le « vilain » allait attaquer !
Sans attendre davantage ; il chargea sur cet être si insignifiant et à la fois si puissant.
Pompoko était en danger !


***



Le gros vilain était vraiment vilain ; si Reptilette pouvait avoir peur, il aurait été certain qu’elle tremblerait en ce moment même.
Mais si Reptilette avait peur… alors je serai triste. Et moi, j’aime pas être triste…
Qui oserait vouloir lui faire peur de toute façon ?! Elle est si choupitrognonne… Regardez là donc, ces si beaux yeux clairs entourés de cet halo rosâtre. Ce sourire si intense et lumineux, presque trop parfait. Je dois bien avouer que je ne suis pas peu fière de mon coup cette fois-ci. Ma Reptilette est parfaite !
Mais, c’est pas un endroit pour elle ici. Ah ça non de non! Y a trop de vilains ici ! Et un d’infiniment plus que les autres…
D’ailleurs, il me regarde. Ses yeux me font peur, il a pas l’air marrant… J’ai pas non plus envie d’être là, moi… Les personnes ici présentes ; leur haine est si grande… Je la perçois clairement, elle empêcherait presque ma Reptilette de sourire…
Je veux que tout s’arrête.


***


Propulsé dans une rage aussi intense que vive, Bonta s’élança envers Pompoko, une seule idée en tête : Eliminer sa victime. Il commença à dégainer son épée dans sa course, à présent prêt à asséner son coup fatal.
La fillette regarda son adversaire bondir sur elle, presque naïvement. Elle ne comprit qu’assez tardivement qu’il lui en voulait vraiment… Son unique et si futile réflexe fut de se tourner afin de protéger SA Reptilette qu’elle tenait fermement dans ses petits bras.
-HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!
Par total instinct, elle avait crié. Un seul bref cri. Un cri qui avait percé le ciel avec fulguration.
Comme pour se forcer à croire qu’elle rêvait. Elle avait également fermé ses yeux avec force. Ce fut ce claquement sourd de métal qui les lui fit rouvrir. Elle se retourna lentement ; Bonta et Brakamar étaient à présent côtés à côtes, leurs deux armes se caressant avec envie et ardeur. Elle aperçut instantanément ce sourire carnassier qui manifestait l’appétit démesuré de Bonta. Une faim inextinguible de sang, cette sensation grisante d’être le prédateur et de s’amuser avec ses faibles victimes.
Oui mais là… Brakmar s’était inséré entre la proie et le prédateur.
Il n’en fallait pas davantage pour que la bataille débute vraiment…
L’ambiance avait littéralement changé ; la situation avait changé ! D’une situation presque grotesque où personne ne comprenait le pourquoi du comment, d’une supposée fillette qui serait apparue comme par magie ; on était passé à une disposition presque familière, où il n’y avait rien de plus complexe à savoir que tuer son prochain !
Les deux armées se jetèrent alors à l’assaut dans ce sentiment général d’injustice ; de ne pouvoir engager le combat que si tard ! Les ultimes mètres les séparant avaient été franchis, non pis, Ils avaient complètement été engloutis !
La confrontation se fit dans un vacarme inhumain, où l’épée devint un véritable paradoxe : Etre la meilleure façon de préserver la vie, et à la fois, la plus efficace façon de l’ôter. Mais de telles pensées ne devaient pas exister pour de tels guerriers. Non en fait, elle n’avait tout simplement jamais existé…
Ainsi naquît la plus grande guerre que les mortels aient jamais connue. Devant une Pompoko à la mine hagarde. Dépassée.
Elle passa sa main dans ses doux cheveux de petite fille, à laquelle on était en train de voler son innocence. Elle ne put s’empêcher de lâcher cette petite phrase dont la naïveté en disait long sur son âge et ses croyances.
-Mais… Mais… Pourquoi ils font-ça ?


***



-Mais pourquoi ils font-ça ?
Un bref instant Pompoko songeât qu'ils se battaient tous pour obtenir sa Reptilette ! Après tout, quoi de plus normal ; sa Reptilette méritait largement que deux armées entières s'affrontent !
Puis elle se rappela les mots de son père "Les guerres de mortels n'avaient presque jamais de raisons... Ils s'affrontent pour s'affronter, simplement..."
Elle se répétait encore ces quelques mots, comprenant enfin en un éclair le pourquoi des sourires et les regards d'envie de sang des combattants en constatant ce triste et sanglant spectacle qui ne cessait pas .... On ne pouvait plus les arrêter désormais... Pas tant qu'il y aurait encore deux adversaires capables de tenir debout. Pas tant que le souffle de la vie entrerait encore dans leurs poumons.
Pourquoi continuer de vivre pour tuer ? Pompoko s'était souvent posée la question et sa réflexion de petite fille ne lui avait apporté qu'une seule réponse valable. Ces êtres "sauvages" ne savaient pas vivre !
On ne vit pas en tuant, on vit en créant. Reptilette avait été sa création, et non point qu'on allait la tuer ! Foi de Pompoko !
Dans cette ambiance, le temps semblait totalement absent des combats, le sang, les morts, tout cela allait trop vite, comme si le temps n'arrivait même pas à suivre le long défilé des morts. Il avait fallu de longs mois pour les faire naître et la mort venait les balayer en quelques secondes.
Pompoko n'avait toujours pas bougée, elle hésitait à refermer ses yeux mais le vacarme qui s'invitait à ses oreilles était déjà très explicite de la situation. C'en était vraiment trop pour elle, elle allait s'évanouir, son corps serait martelé par les pas des combattants qui piétinaient déjà les corps des autres cadavres.
Mais non ! Non ! Elle ne voulait pas finir ainsi, elle était vraiment trop jeune ! Alors elle prit ce qu'il lui restait de courage dans son petit corps, et se mit en quête de se sauver ... Elle et sa Reptilette !
Non loin de là, Bonta et Brakmar s'en donnaient à cœur joie, partageant coups d'épée et grognements bestiaux. Et tout autour d'eux, leurs deux armées s'affrontaient.
Se sauver ? Mais comment diable allait-elle faire ?! Il n'y avait que combats et combattants sur des centaines de mètres... Elle n'était même plus une petite fille à leurs yeux à présent, simplement une proie qui existe pour ses prédateurs...
Son courage commençait dès lors à s'essouffler très rapidement ; non il fallait se rendre à l'évidence, il n'y avait plus qu'à attendre que la mort vienne la cueillir ou alors espérer qu'elle soit suffisamment rassasiée d'avoir saisie tant d'âmes...
Mais la mort n'est jamais rassasiée. Elle vit pour tuer. Et elle viendrait se présenter devant Pompoko.



***






Goultard ne comptait même plus les têtes qu'il avait ôtées de leur corps, sa propension au combat en faisait un redoutable guerrier. Il était né pour vivre ces moments là ! Enfin, de vrais combats, et de vrais morts, Il traversait les âges pour combler ce perpétuel besoin de sang, cela lui avait tant manqué ...
Il voulait montrer à tout le monde que c'était lui le plus grand guerrier de tous les temps et cela passait par cette lutte aujourd'hui. Il avait du rejoindre l'armée bontarienne pour cela. Dans le fond, il se moquait pertinemment des dissensions entre les deux grandes citées ; lui voulait simplement en découdre avec ses semblables et leur montrer sa supériorité !
Il finissait d'essuyer sa lame sur le cadavre de son défunt adversaire et continuait nonchalamment son avancée, brisant, découpant tout ce qui osait se mettre sur son chemin.

Ah le voilà ! Son prochain adversaire ! Il le scruta attentivement, il avait l'air moins niais que les autres, mais cela importait peu, il n'y avait pas de nobles morts, tous les morts étaient pathétiques. Et mort, son adversaire l'était devenu au moment même où leurs regards s'étaient croisés...
Le jeune inconscient jugea brièvement son vis à vis, et d'un léger hochement du menton se sentit prêt. Il s'élança alors à l'assaut d'un Goultard dont le sourire grandissait toujours plus. Les deux épées se saluèrent ainsi, créant un vif claquement de métal. Puis l'assaillant repris ses appuis d'un léger bond en arrière, et chercha son ennemi du regard.
Soudainement, ses yeux grossirent et la vie qui coulait encore en lui quelques instants auparavant s'était asséchée. Le coup de Goultard avait été fatal ; sa vitesse d'exécution n'avait laissé aucune chance à son adversaire. Agenouillé devant lui, sa fidèle lame planté dans son coeur. Il la ressortait à présent sans urgence, jouissant de sa victoire.
Il était Goultard, personne ne l'avait jamais vaincu, il était né pour le combat, la violence était son confort, il n'existait que parce que les autres mourraient. Tant qu'il existait, les dieux ne pouvaient pas être. C'en était devenu son leitmotiv, sa façon de percevoir les croyances, les espoirs. Et d'y mettre fin.

Pompoko avait tristement observé le combat, tout près d'elle, ce guerrier était vraiment impressionnant, il avait réellement massacré son opposant. Ne lui laissant même pas le temps de reprendre son souffle après sa première offensive. Et il s'approchait à présent d'elle...
Elle le regarda s'avancer naturellement vers elle. Goultard avait sa main pendue de long de sa cuisse prêt à dégainer au moindre mouvement suspect. Mais la pauvre Pompoko n'était évidemment pas un adversaire présentable...
Son sourire se peignait à nouveau sur son visage, il n'avait pas prévu d'avoir cette surprise là ; son amusement ne fût que plus intense lorsqu'il déploya ses deux puissantes mâchoire pour s'exprimer.

-Regardez moi donc ça ; une gamine !
Aucun son ne parvint à sortir de la bouche de cette "gamine", toute tentative était totalement annihilée par l'aura menaçante que générait Goultard. Elle écarquillait totalement ses petits yeux, jusqu'à en avoir le souffle coupé. Elle se mourrait simplement à fixer l'homme qui lui faisait face...
-Tu as de la chance, je ne sois pas le genre à poser des questions inutiles à des morts. Cependant, je m'étonne tout de même d'une chose .Que fais-tu là ? Ce n'est pas un endroit pour une malheureuse comme toi...
Goultard se rapprocha davantage de Pompoko et lui présenta ses plus belles dents, celles qu'il avait pour coutume de ne dévoiler qu'à ses futures victimes... Pompoko ne pouvait toujours pas réagir, tout cela la dépassait totalement, être témoin de ce dernier combat et scruter maintenant ce guerrier se présentant face à elle ...

-Rahlala, ça me fait presque de la peine, feint majestueusement Goultard en dégainant lentement son épée hors de son étuis. Mais où sont donc tes parents fillettes ? S'exclama le tueur en abaissant sèchement son arme sur sa nouvelle victime...
Le contact fut fatal ; tant et si bien que le corps ne bougea même plus, maintenu en équilibre contre sa volonté.
-Tain, quelle bande de salauds vous faites ! D'où...Arghh... Furent les ultimes paroles du guerrier génie le temps que ses cordes vocales le lui permettaient encore ...
Deux lames parfaitement acérées étaient venues se planter dans la gorge de ce dernier, lacérant ainsi sa jugulaire ne lui laissant absolument aucune chance.

Plusieurs silhouettes se tenaient à présent face au corps inerte de Goultard , elles reprirent chacune leurs lames en prenant soin de bien la retirer avec avidité et sadisme créant un parfait gisement de sang qui vint les asperger.
Leur victime s'écroula peu après côtoyant la poussière qui tapissait le sol. Le sang se mêlait à présent à la terre ; la vie cédait petit à petit sa place à la mort. Finalement aussi puissant soit-il, personne ne pouvait ôter une vie impunément.
Le retour aux sources est toujours fatal ; les dieux l'avaient puni...

-Ses parents t'envoient le bonjour ordure ! Proclamèrent ensemble les deux voix.
Les deux arrivants se félicitèrent intimement du regard ; ils étaient toujours aussi efficaces. Puis ils se retournèrent vers Pompoko avec un large sourire de bienveillance qui fit pourtant terriblement peur à la fillette...
-Bon, bon bon, Oxa', Ciwer', vous avez fini ? Vous voyez bien que vous lui faites peur ! Bandes de sauvages ! Vous avez une mine affreuse avec tout ce sang sur vous !!! N'oubliez pas à qui vous faites face ! Les toisa le petit homme derrière eux.
Les deux intéressés qui avaient omis ce petit détail se regardèrent l'un, l'autre et rapidement essayèrent de se débarbouiller afin d'être plus présentables. Mais évidemment ils avaient étalé ce sang sur tout leurs visages, c'était pire...

-Catastrophe ! S'apostropha t'il à nouveau en se plaquant la main sur le visage ! Ils sont vraiment pas dégourdis ma parole, j'abandonne ! Ne touchez plus à rien, ne la regardez plus ! Elle a suffisamment vu de sang aujourd'hui !
-Oui mais on ... ! Tenta d'argumenter Oxa'.
-Non, oublie ! Et, ah oui bien sûr, notre but est quand même de la protéger ! Donc je ne veux pas qu'un seul de ses cheveux lui soit arraché !
-Mais... comment on peut si on peut pas... Mais elle préféra de pas poursuivre au vue du regard qu'on lui adressait.
Finalement Oxa' opina dynamiquement du chef et mima son agacement du visage mais répondit par l'affirmative :
-Bien sûr, à vos ordres Monsieur Speranza ! dit-elle en se retournant.
-Oh qu'il est chiant ce p'tit homme, souffla Oxalis à Ciwerya, j'avais oublié à quel point il aimait donner des ordres, puis d'abord, ça nous allait bien ce beau sang non ?!

Ciwerya ne pût s'empêcher de pouffer de rire aux paroles de sa femme ; mais quelle putain de femme c'était celle là !
Pompoko n'avait pu s'empêcher d'esquisser un léger sourire en entendant leur petite conversation ; de toute évidence, ils n'avaient pas l'air de lui vouloir du mal ou alors ils le cachaient bien ! Mais pour qui diable la prenaient-ils ? Elle n'avait jamais eu peur du sang d'abord ! Ce n'était plus une gamine après tout !
Peu après, ledit Speranza s'avançait à présent d'elle et entama :
-Je suis désolé pour tout cela votre altesse, ils ne sont pas toujours très adroits dans leur manière d'être et de parler ; mais vous serez en sécurité à présent. J'ai une totale confiance en eux. Ils n'ont pas que des défauts tout de même !

-Ceci dit... reprit le presque nain. Je peux croire que vous ayez un léger doute, puis vous méritez quelqu'un de plus... imposant...
Pompoko écoutait toujours attentivement son locuteur, et eu une petite seconde d'hésitation qui se traduisit pas un léger mouvement du sourcil.
-Ah non... Je ne parle pas de moi évidemment... s'esclaffa t'il tout seul. Je ne suis pas vraiment de ce genre là ahaha... Bien, bon euh... Reptil, tu veux bien venir s'il te plaît ?
Soudain une véritable montagne se présenta devant la fillette, elle eut même un léger frisson en l'apercevant ; mais Speranza l'intima du regard de ne pas s'inquiéter.

-Je vous salue votre majesté, s'adressa le colosse en déposant son genou en avant en signe de révérence.
-Mais, c'est quoi le truc, je comprends rien? S'affola Pompoko. Mais relève toi, voyons ! Fiit-elle en brassant ses deux petits bras en l'air.
Speranza paru légèrement étonné mais ne le montra guère longtemps et réagit.
-Vous avez peut être perdu la mémoire avec le choc votre altesse, cette bataille est vraiment le dernier lieu que l'on recommanderait à une enfant après tout... Mais je vous en supplie, ne vous tracassez pas pour ça, et faites-nous simplement confiance alors ; vous comprendrez le moment venu. Reptil va vous escorter tout le long, il n'y aura pas de souci.
-Euh, Spe', excusez moi de vous déranger mais ils commencent à être très nombreux et surtout si on ne bouge pas, on est une proie trop facile ; il faut se déplacer ! Avertit Oxa, qui depuis tout à l'heure cassait des petits soldats avec son mari, écartant les potentiels dangers de Pompoko.
Speranza ne perdit pas davantage de temps, se retourna pour analyser la situation du champ de bataille... Ce n'était pas bon. Il allait devoir se salir les mains lui aussi apparemment.

-Allez, c'est parti, tout le monde bouge ! Ordonna Speranza. Reptil, tu sais ce que tu as à faire ; Oxa, Ciwer' ne vous éloignez pas trop de nous, quelle qu'en soit la raison ! Rajouta le petit homme.
Pompoko fut alors totalement happée par une énorme force, l'instant d'après, elle se trouvait à trois mètres de haut confortablement installée sur les épaules du géant. Elle dominait ainsi les combats et prit conscience des ravages occasionnés, des multiples corps qui jalonnaient un sol déjà devenu écarlate. ça ne faisait que commencer...
Prise d'un soudain excès de tristesse, elle engouffra alors sa petite tête dans l'épaisse chevelure de son protecteur en fermant ses yeux, essayant d'y chercher chaleur et réconfort.

Le géant perçu ce geste. Il était heureux sans vraiment savoir pourquoi et espérait sincèrement qu'il pourrait lui apporter l'apaisement qu'elle recherchait. Lui qui n'est pas de nature loquace, s'autorisa même une phrase de réconfort :
-Ne vous inquiétez pas, tout se passera bien, personne ne vous fera de mal Luna'...
Pompoko ne sut pas vraiment ce qu'avait dit son puissant bienfaiteur mais entendre sa voix l'aidait dans sa reconquête d'espoir.
Quelques instants après, elle se redressa satisfaite de sa chaleureuse étreinte. Ils étaient toujours sur le champ de bataille, suivant fidèlement leurs deux éclaireurs qui ouvraient un chemin à leur petite troupe.
Machinalement, elle effleura une des multiples nattes avec douceur, celle-là était un peu spéciale remarqua t'elle. Effectivement, elle était rosée.
-Rep.. Til... murmura t'elle pour elle même.


***





Les six divinités observaient avec attention cette bataille depuis leur "refuge". Ils ne risquaient rien mais pourtant étaient terriblement inquiets. Et un davantage que les autres. En effet, savoir sa propre fille au milieu d'une bataille de sauvages qui ne vivaient que pour le sang ne le rassurait pas vraiment...

Jiva était effrayé, il n'osait même pas reprendre son souffle. Fusillant du regard le moindre ennemi qui s'approcherait de trop près de sa merveille... Cependant, il le savait mieux que les autres, il était impuissant devant cette tragédie... Mais son statut de "protecteur de l'équilibre" ne lui permettait pas d'intervenir.
Il n'était à présent plus sûr de pouvoir honorer le serment qu'il avait prêté...

D'autant plus, lorsqu'un certain Goultard se présenta le sourire aux lèvres face à sa fille... Il comprit aussitôt que cette brute de combattant ne lui laisserait aucune chance. Il était père.
Jiva se redressa un peu, la mine soucieuse mais avec une sérénité troublante et s'adressa à son petit parloir.
-Dites moi mes frères, qui sommes-nous ? Et pourquoi sommes-nous ?
Les intéressés se regardèrent alors tous avec curiosité, intrigués de la subite question de leur maître. Le silence s'installa alors, avant que Jiva ne reprenne avec la même nonchalance, le regard vide.
-Finalement, nous sommes les seuls esclaves dans l'histoire :

L'équilibre, la prophétie... Nous en sommes que des pantins. Les mortels se fichent de tout cela. Ils l'ignorent même. Mais eux peuvent se permettre d'aimer sans limites là où nous en avons ! Nous ne sommes pas supérieurs à ces mortels que nous dédaignons la plupart du temps. Nous n'en sommes que des copies imparfaites. Créés à notre image, nés avec le pouvoir d'aimer. Si c'est ainsi, alors moi, je souhaite être un ignorant, je veux pouvoir aimer ! Je veux pouvoir sauver ma fille ! Finit Jiva en exprimant toute sa rage.
Ces dernières paroles proclamées par Jiva coupèrent le souffle de tous. L'étonnement était parfait et la triste vérité énoncée paru toucher son public. Cependant, ces paroles n'étaient pas des paroles de "protecteur de l'équilibre" qu'il était. Elles étaient celles d'un père qui aimait sa fille.
-Je suis désolé de vous laisser ainsi mes amis. Je ne vous demande pas de me comprendre, simplement d'essayer de me pardonner...
Il reprit un échangeant un dernier regard complice avec son sempiternel confident.
-Mon cher Many, je te fais confiance. Je regrette vraiment d'en arriver là, mais je ne laisserai pas ce maudit Goultard toucher un seul cheveu de ma fille. Je te l'assure...

L'instant d'après, le maître, comme ils le nommaient tous avait soudainement quitté la pièce. Comme par magie. Il avait quitté le monde des immortels. Jiva n'était plus.
L'équilibre était rompu ; la prophétie avait commencé.



***



Ils avaient finalement réussi à s'écarter du champ de bataille. Ciwerya et Oxalis avaient mené avec succès la petite troupe loin du danger qui les guettait. Et ce n'avait pas été chose facile mais les deux acolytes avaient su maintenir en respect tous ceux qui avaient croisé leur chemin ...
Ils étaient parvenus à se réfugier dans une petite grotte abandonnée non loin des combats. Ils pouvaient d'ailleurs encore apercevoir quelques combats isolés où se partageaient lames et regards haineux. Mais leurs risques d'être repérés étaient moindres. Plus important, même s'ils étaient repérés, cette grotte jouait un rôle de rempart à présent. Il n'y avait qu'une seule façon d'y pénétrer et ce chemin était bien trop risqué lorsqu'on apercevait Oxa' et Ciwer' qui attendaient patiemment avec un sourire qui en disait long sur les risques que les assaillants prenaient ...
Une véritable forteresse imprenable en soit.

Une fois tous à l'abri, ils regardèrent leur supérieur, comme s'ils attendaient la suite du programme.
Sentant les multiples regards qui le dévisageaient, Speranza prit ses responsabilités en même temps que la parole :
-Bien ! Je pense que nous sommes plus en sécurité ici qu'en essayant de fuir cet endroit ; nous risquerions trop rapidement de nous faire repérer. Et ne me regardez pas ainsi ! Je n'ai pas peur, mais c'est vraiment fatiguant de se battre... De toute façon, c'est moi le chef ici, donc on m'écoute ! ajouta le petit homme.

Bien que les deux brutes du groupe ne partageaient pas son avis, tous deux se turent. Les précédents combats les avaient malgré tout bien exténués. Et s'ils aimaient se battre, ils ne prendraient jamais le risque de faire courir un quelconque danger à leur souveraine. Surtout par pur caprice personnel.
Comprenant qu'ils devraient rester ici un moment, tous s'assirent afin de se reposer. Reptil fit descendre Pompoko avec douceur de ses larges épaules, en essayant de lui offrir un léger sourire.

Mais Reptil n'avait jamais su sourire... Il en résulta une sorte de grimace qui étira ses lèvres avec maladresse. Mais la magie opéra ! Et la petite fille ne put s'empêcher de rire avec force !
Le pauvre géant s'inquiéta même de la voir ainsi, est-ce qu'elle s'étranglait ? Il ne savait plus quoi faire! Qu'avait-il fait ? Mais il se rasséréna rapidement lorsqu'il s'aperçut que l'hilarité avait atteint tout le petit groupe qui avait assisté à la scène avec amusement.
Que ça faisait du bien ces petits moments d'intimité qui liaient à jamais les personnes entre-elles...


***



-Non, non de non ! Ça n'aurait pas du se passer comme ça ! Ça n'aurait jamais du arriver ! Décidemment, le père comme la fille, ils étaient tout simplement insupportables !
Cette petite peste n'aurai jamais du survivre... c'était impossible ! Et pourtant elle est toujours là, à nous hanter !
Et ce vieux gâteux là ! Que lui a t'il prit ? Se sacrifier ainsi pour sa fille... Il ne comprend même pas qu'il essaye de tous nous exterminer en agissant ainsi ! Et elle la première.

Non mais laissez-moi rire ! Ce "pouvoir d'aimer" qu'il décrit... Mais quelle bêtise ! Ça lui a foudroyé le cerveau ma parole ! Il le savait pourtant bien mieux que nous ! La prophétie lui interdisait cela ! Il a sauvé une criminelle bon sang !
Bref, je vais devoir faire avec toute cette folie ! Je ne pensais pas en arriver là, mais si je n'interviens pas, tout sera perdu. Et cela, je ne tolérerai pas ! Je vais être obligé d'aller la voir...
Mais avant tout, je dois régler une petite chose...

Et malgré sa profonde haine pour les mortels, il l'avait fait ! Il s'était surpris lui même... Mais celui là était différent, et surtout il en avait besoin pour assouvir ses plans...
Il se retourna lentement et aperçu le puissant guerrier qu'il venait de sauver de la mort.
-Sois le bienvenu Goultard.



***


Many était vraiment attristé par la soudaine perte de Jiva. Il n'arrivait pas à y croire, c'était impensable... Comment tout cela avait pu se produire ?!
Il se remémorait les événements ; cette impressionnante confrontation entre les deux plus grandes citées... Puis l'arrivée inattendue de Pompoko au beau milieu de cette horrible bataille. C'est bel et bien cela qui avait tout bouleversé et causé tous ces malheureux dommages...

Il est vrai qu'ils ne s'étaient pas vraiment interrogés sur le pourquoi et le comment de l'apparition de la petite divinité chez les mortels. Leur priorité avait été de l'aider. Mais maintenant qu'il y repensait, tout cela était vraiment louche. Non seulement celle-ci n'avait pas les connaissances et le pouvoir pour rejoindre ce monde. Et quand bien même, pourquoi aurait-elle fait cela ?

Il fallait se rendre à l'évidence, il n'y avait aucune logique à tout cela.
Et cette sensation dérangeait Many. Pire même, ça le chagrinait. Il avait forcément omis quelque chose et il savait à quel point le moindre petit détail pouvait tout changer. Mais quoi que ce fut, il aurait du le voir ! L'anticiper ! Et son échec avait eu de lourdes et regrettables conséquences.
Cela avait coûté l'immortalité de son supérieur, de son ami... Jiva n'était désormais plus, il avait rejoint les mortels pour vivre dans leur monde. A jamais. Le passage était définitif.

En si peu de temps, il avait perdu les deux êtres qu'il aimait le plus. Il fallait qu'il essaye de comprendre et fasse son maximum pour les aider. Il leur devait bien cela. C'est alors dans ces pensées là que Many comprit ce qui avait poussé Jiva à se "sacrifier" pour sa fille. Jiva avait raison depuis le début. L'amour est l'unique raison pour laquelle nous existons.
Cependant, il a tort sur un point. Il n'est pas simplement une exception. Et les immortels peuvent bel et bien aimer. Mais nous ne pouvions simplement pas aimer ceux que nous bafouions...

Il a donc fallu que Jiva perde sa fille pour que nous puissions en prendre conscience...
Pour la première fois de mon éternelle existence, je suis en train d'en prendre conscience... L'amour...
C'est aussi la première fois qu'ils me manquent...


***


Les quelques torches disséminées ça et là n'avaient jamais suffit à éclairer efficacement l'endroit .Si bien que le travail s'en trouvait d'autant plus laborieux. Mais les deux acolytes s'étaient parfaitement adaptés à cette lueur blafarde qui y régnait. Tout n'était qu'une question de volonté, qu'ils disaient !

L'un deux reprit nonchalamment sa pioche, l'éleva au dessus de sa robuste épaule et la laissa choir en y ajoutant sa propre force. Le violent contact avec la roche provoqua un bruit effroyable qui raisonna dans toutes les galeries. L'onde se répercutait encore de couloirs en couloirs que le brave mineur avait déjà élevé à nouveau sa pioche. Il frappa derechef.
Quelques minutes plus tard, ils décidèrent à l'unisson de prendre une pause bien méritée. Pas longtemps, juste le temps de se dégourdir leurs bras ankylosés. Cela faisait déjà des heures qu'ils travaillaient là. Et la situation singulière ajoutait à leur fatigue.

Effectivement, ils savaient qu'ils risquaient gros en étant ici aujourd'hui. Mais c'était aussi une énorme occasion à ne pas laisser filer. Non, ils ne pouvaient pas demeurer sagement à l'abri chez eux. Il fallait en profiter !
Deux grandes armées s'affrontaient en ce moment même, non loin de là. Aucun autre mineur ne s'était senti aussi courageux ou aussi fou que ces deux là. Mais l'avantage était incontestable. Ils étaient seuls à pouvoir puiser les richesses que la terre leur offrait.
Tous deux s'assirent alors et déposèrent leurs outils à proximité. Le plus grand des deux entama, après un long soupir :
-Hé bien, ça fait vraiment plaisir de voir à quelle vitesse les minerais s'accumulent tout de même. C'est véritablement une journée exceptionnelle ! Nous avons pris la bonne décision frangin !
Son interlocuteur esquissa un léger sourire malgré lui, en entendant ses paroles.La journée avait tout pour être exceptionnelle, sans personne pour "piller" leurs minerais. La récolte serait totale !
-Oui, c'est sûr. On ne peut nier que les risques pris actuellement se révèlent très intéressants. Confirma le second. Cependant, nous devons à chaque instant être le plus prudent possible ! Cette bataille là... A seulement quelques pas d'où nous nous trouvons... Je souhaite vraiment éviter de croiser quelconques guerriers...Ajouta t'il.
Après un léger silence, il reprit presque furieux :
-A quoi ça sert d'être riche si on crève ici ? S'emporta t-il.
Le petit homme avait toujours apprécié l'argent et le pouvoir que celui-ci pouvait lui conférer. Tous les êtres cherchent le pouvoir après tout...

Et bien que les raisons puissent en être différentes, même les plus faibles rêvent de pouvoir. Du moins, c'est comme ça qu'il voyait les choses. Et le simple mineur qu'il était, aspirait à devenir plus.
L'ambition est universelle après tout.
-Rho c'est bon, tu vas arrêter ta scène de tragédie maintenant ! Intervint son frère. Il faudra tous mourir un jour après tout. Puis, il n'y a aucune raison qu'on nous découvre de toute façon. Ils sont bien trop occupés à s'entretuer... renchérit le mineur.
-Oui, j'imagine que tu as raison. Simplement les circonstances particulières de cette journée ne quittent pas mon esprit. Et mon corps subit les crépitations infinies de mes cellules qui me mettent en garde. Prêtes à exploser de dynamisme si un danger approche.

C'était une sensation presque nouvelle pour lui et il avait du mal à l'apprivoiser. Ils n'avaient pas l'habitude de prendre des risques. Puis, conscient que s'il continuait ainsi ses réflexions, il se suiciderait au crépuscule,; il décida de prendre le destin par le bon bout et de se lever !
-Allez, hop ! J'y retourne moi ! dit-il plus fort qu'il ne le souhaitait. Mais son inconscient avait besoin d'un peu d'autorité !
Il reprit un poil plus bas en s'adressant à son frère toujours assis.
-Je te laisse cinq minutes, je vais visiter un peu les autres galeries, voir si les trésors rencontrés ici seront les même là bas ! Expliqua-t-il, un nouveau sourire se peignant sur son visage.

Et il partit, sans attendre l'éventuelle réponse de son frère. Il n'y avait d'ailleurs aucune réponse à donner et ses décisions étaient rarement contestées.
Ainsi Dokounet quitta la pièce pour se présenter face aux diverses intersections qui reliaient les couloirs miniers entre eux. Il s'arrêta un léger moment face au choix qu'il devait prendre ; il se surprit à lever son menton négligemment pour humer les différentes odeurs qu'offrait cet environnement. Ce n'était pas vraiment par plaisir qu'il faisait cela. Juste par reflexe et croyance. Il avait toujours su qu'il avait ce don ! Et après quelques secondes à agir ainsi, quand il parut enfin satisfait, il se remit en marche et opta pour le voie de gauche en marmonnant pour lui même : Les richesses sont par là...
Le jeune homme s'était accordé quelques petites minutes supplémentaires de repos.

Et toujours assis, il aperçut son frère virer à gauche. Faraste préférait largement voir son frère ainsi, prendre des initiatives et plein de dynamisme ! Lors de la phase de doute de Dok', il avait voulu le réconforter, alors qu'au final, il savait pertinemment que c'était lui le plus terrorisé des deux. Les multiples tremblements qu'occasionnait sa peur venaient seulement de cesser. Conscient que cela était du à leur pause, où leurs muscles ne produisaient plus aucun effort, il se décida alors à reprendre son activité et repris sa pioche bien fermement.
L'effort prendrait le dessus sur la peur !

Pendant ce temps, trois des plus lâches combattants de brakmar avaient déserté le combat sans que personne ne s'en aperçoive ; du moins l'espéraient-ils.
Ils choisirent alors de se réfugier dans ce qui ressemblait à une entrée souterraine... Cette bataille était horrible, ils avaient eux-mêmes subis quelques estafilades plus ou moins graves. Et avaient consécutivement décidés de se retirer... Le plus discrètement possible !

Ils pénétrèrent finalement dans cette grotte, se cachèrent du mieux possible derrière les immenses parois et soufflèrent de soulagement en joignant leurs mains à leurs genoux ! Ils étaient sauvés !
Ils se regardèrent tous et rirent avec puissance ! Puis rapidement, ils entendirent du bruit. Un bruit qui résonnait lourdement à leurs oreilles, un son presque douloureux ! Et il recommença ! Encore et encore ! Alors, ils prirent leur plus grand courage et sortirent leurs épées des fourreaux ! En s'enfonçant de plus en plus dans cette excavation humaine, ils prirent conscience qu'ils auraient la belle surprise de rencontrer un mineur un peu trop fou.
La chasse commençait.



***



Dokounet avait oublié à quel point la superficie de cette mine était immense ! C'était à n'en pas douter la plus vaste de tout le continent ! Et elle était à eux seuls ! Elle et ses richesses.
Richesses qu'il convenait évidemment d'exploiter ! Mais pour le moment, il marchait encore et encore ; il avait bien du faire cent bons mètres !

Quand enfin, il se retrouva face à un nouveau carrefour, il s'arrêta et prit le temps de bien scruter les environs à l'aide de son flair magique ! Son don à lui, qu'il l'appelait !
Et il jeta une nouvelle fois son dévolu sur le couloir de gauche. Et s'enfonça dans la luminosité relative qui en aurait fait capituler plus d'un. Mais il n'allait tout de même pas faire marche arrière et contrarié son don ! Non, ce n'était pas envisageable.

Enfin, alors qu'il commençait à sentir les premiers effets de la bonne distance qu'il avait parcourue, il remarqua une lueur vraiment spéciale dont il ne pouvait donner de sens. Elle était d'une couleur écarlate.
Il s'en approcha de plus en plus, et la suivit aveuglément en accélérant légèrement le pas. Allure accentuée par sa curiosité infinie. Finalement, il arriva face à l'origine de cette brillance exotique.
Dokounet fut d'autant plus surpris qu'il ne s'agissait pas d'un nouveau minerai. Il en fut presque déçu même. La découverte d'une nouvelle richesse aurait était extraordinaire !

Mais sa curiosité toujours non assouvie, il s'approcha encore plus de ce qu'il pensait être comme une sorte de pierre ovale. Ressemblant étrangement à un œuf... Il en était si proche que l'éclat lumineux commençait à lui bruler les yeux maintenant ! Il fût même obligé de se retourner quelques instants pour son confort et en profita aussi pour réfléchir à sa découverte, que devait-il faire ?! Il n'avait encore jamais vu cela de sa vie !
Etait-ce dangereux ? Etait-ce une sorte de piège déposée par d'autres mineurs ?

Dans tout les cas, cela brillait ! Et de quoi qu'il puisse s'agir... Si tout ce qui brille n'est pas d'or ; tout ce qui ne brille pas n'en est pas non plus. C'était déjà un début. Cette pierre-œuf se vendrait assurément en HDV...
Il se retourna alors, plaça sa main gauche devant ses yeux afin d'y voir un minimum et tendit son autre main maladroitement en direction de sa découverte qu'il se contenta d'empoigner avec prudence. Sitôt en main, la lueur cessa et il se retrouva dans une obscurité déconcertante. Les faibles torches ne pouvaient clairement pas rivaliser avec la clarté immense de sa trouvaille.

Pour le coup, Dokounet patienta un peu le temps de s'accommoder à nouveau à cette quasi obscurité, et de s'assurer que l'objet en question n'était pas nocif ou dangereux...
Quand enfin, ses pauvres yeux commencèrent à différencier les différents volumes que les couloirs représentaient. Il se concentra sur ce qu'il voulait être une grosse pépite !

Il la manipula précautionneusement et essaya d'y déchiffrer les contours. Il y aperçu toujours cette étrange lueur rouge qui recouvrait intégralement l'objet. Il y remarqua ensuite qu'il y avait des lignes gravées qui ne semblaient suivre aucune logique.

Mais ce qui l'interloqua était sa forme qu'il estimât parfaite. Sa "pépite" était d'une lisseur incomparable. Qualité qui lui faisait songer inéluctablement à l'apparence d'un œuf.
Après cette brève analyse qui ne lui donna cependant aucune nouvelle réponse. Il ne s'attarda pas davantage et se remit en chemin afin de montrer le fruit de sa découverte à son frère. Peut-être lui en saurait davantage...


***




En vous remerciant pour votre lecture et espérant que vous appréciez.

La suite dans le prochain post !


Dernière édition par Niss le Mar 11 Déc 2012 - 21:21, édité 22 fois
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Zaeh
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Dim 29 Juil 2012 - 21:52

Salut à toi !

Vu que je ne te connais pas, je vais aussi me présenter brièvement. Mon nom ig est Zaeh, surnommé aussi Za' Zaz Zahia Krimour, j'en passe et des meilleurs è_é
Bravo à toi, ton RP est superbe, quel talent! Ça promets Very Happy J'ai hâte de voir la suite, moi qui suis plutôt scientifique que littéraire, j'admire ton boulot Wink
Je te souhaite bon courage pour la suite Smile
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Niss
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Lun 6 Aoû 2012 - 16:52

Bonsoir tout le monde !

Tout d'abord je suis enchanté de faire ta connaissance cher Zaeh ! J'en profite aussi pour te remercier pour ton commentaire qui m'a fait énormément plaisir !
Quant aux autres, je les salue tous évidemment ! En espérant que ceux qui ont lu ont aussi apprécié mon rp.
Je vais d'ailleurs poster la suite dès ce soir, et si le début peut sembler flou et en rebuter plus d'un ; je vous promets que la suite mettra à l'oeuvre des joueurs que vous connaissez et côtoyez ! Donc soyez patients et persévérants Wink

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture !

p.s : Je me contenterai d'éditer mon premier post pour que tout se suive afin de permettre une lecture plus confortable.
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Niss
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Lun 20 Aoû 2012 - 18:53

Bonsoir à tous !

Cela fait un petit moment à présent que je n'ai rien posté. Et oui, on fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie ^^
Puis je sais qu'en cette période de Goultarminator, les esprits sont ailleurs Wink D'ailleurs ; de mes rares connections , j'ai vu qu'il y avait encore une équipe de Many qualifiée ! Donc je souhaite naturellement bonne chance et bon courage à celle-ci en espérant qu'ils aillent le plus loin possible !

Voilà, sinon je viens de poster la suite de mon RP à l'instant, donc n'hésitez pas à aller la lire en patientant jusqu'à demain pour le combat qu'on attend tous !
Je vous souhaite à tous une bonne soirée et à bientôt !

p.s : Si quelqu'un sait comment faire un alinéa sur ce fofo, qu'il me le souffle ! J'ai passé 1h à chercher et sans résultat , j'ai pas réussi à passer en HTML ... Sad
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Niss
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Dim 14 Oct 2012 - 18:10


Bonsoir tout le monde
.


Je venais juste vous informer que je viens de poster une autre suite à mon RP. Cela fait un long moment maintenant, mais je n'ai rien oublié pour autant. Je finirai ce rp quoi qu'il en soit, les prochaines suites concerneront directement la Once Upon a Time, mais je n'en dis pas davantage !
Je souhaite donc une bonne lecture aux intéressés et à bientôt.
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Niss
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Ven 2 Nov 2012 - 18:51

Bonsoir tout le monde.


Une nouvelle suite est sortie pour les intéressés.
Bonne lecture !
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Cob-aille
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Niveau:
200/200  (200/200)
Alignement: Démon

MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Sam 3 Nov 2012 - 12:36

Merci bien ,c'est sympa de nous mettre cette petite lecture à disposition !
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Niss
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Sam 3 Nov 2012 - 16:30

Tout le plaisir est pour moi !
J'aime écrire, mais l'écriture est avant tout un partage et je suis vraiment enchanté qu'il y ait encore des lecteurs et que ceux-ci apprécient Smile

J'en profite donc pour rajouter une petite suite, histoire de préciser le pétrin dans lequel ces 2 petits mineurs se sont mis ...
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Niss
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   Mar 11 Déc 2012 - 21:15

Bonsoir tout le monde !



Le nombre de mots maximum sur le post de mon rp étant atteint, je suis obligé de continuer ici...
Bonne lecture quand même !



Nouvelle suite

Faraste n'avait rien vu ni entendu venir. Tellement absorbé par son travail que lorsqu'il découvrit qu'une épée se tenait sous sa gorge, il en sursauta et fit tomber maladroitement sa pioche au sol.

Quand enfin il prit conscience de sa situation, c'était évidemment trop tard. Trois guerriers l'entouraient dont un tenant solidement son épée prêt à l'utiliser au moindre mouvement suspect de son désormais prisonnier.

Le grand mineur se retourna lentement, sans brusquerie aucune, et les dévisagea un à un, il s'agissait bien de guerriers, chacun d'eux était armé et le blason de brakmar était fièrement dressé sur leurs armures.

Il remarqua aussi que les trois avaient subis de multiples blessures. Mais cela ne suffirait clairement pas à tenter de s'opposer à eux. Faraste n'était qu'un simple mineur, et malgré ses puissants biceps forgés par la force de la roche, il n'avait jamais été un véritable combattant et ne savait tenir qu'une pioche...

Il fut alors sorti de ses pensées par les paroles du guerrier qui se tenait à sa gauche. Celui qui lui barrait le chemin en cas d'une éventuelle fuite...
-Voyez-vous ça mes amis. S'exclama ledit guerrier ! La journée va finalement très bien se terminer ! Et il s'esclaffa abondamment, bientôt suivi des rires de ses deux autres lâches d'acolytes.

Le mineur resta évidemment interdit n'osant aucune remarque ni attitude qui puissent troubler ou défier ses détenteurs. Il attendit alors patiemment que ceux-ci finirent d'honorer leur capture... Enfin, le même combattant reprit la mine plus grave :
-Bon, finies les plaisanteries maintenant, tu vas nous filer toutes tes belles richesses, celles la même que tu as accumulées à la sueur de ton front. Et s'il y en a suffisamment..
Nous te laisserons peut-être la vie sauve ! Ajouta t-il, précédé d'un nouveau ricanement que seule la folie pouvait expliquer.

Il ne tremblait même pas, la surprise avait réussi à outrepasser sa peur. Et maintenant celle-ci passée, c'était un sentiment de profonde tristesse qui le submergeait.
Faraste ne contesterait pas son destin si celui-ci était de mourir aujourd'hui. Non il n'était pas ce genre de personne. Cependant, une chose était certaine, ces guerriers doublés de bandits n'obtiendraient pas un seul minerai de sa part... Pas un seul petit caillou.

Effectivement, conscient que cela pouvait se produire, les deux frères cachaient de manière périodique leurs ressources. Ils avaient même mis au point un système qui se voulait sans failles.
Transporter toutes leurs trouvailles de manière fréquente s'avérait beaucoup trop compliqué et harassant. Ils avaient alors pensé à un camouflage qui leurrait tous les éventuels pilleurs. Conservant ainsi leur production intacte.
Et ceux-là n'y verraient que du feu...



***

Faraste avait prévu de les mener un peu partout, un poil nulle part, pour les guider dans les multiples couloirs qui formaient un vrai labyrinthe et dont seuls les mineurs habitués pouvaient se retrouver.
Il avait aussi prévu qu'au bout d'un moment ses kidnappeurs découvriraient sa supercherie... Mais il serait alors trop tard, et s'ils décidaient de l'achever, alors leurs chances de retrouver un jour la lumière du soleil seraient infimes...

Son plan était le seul qui lui vint à l'idée pour le moment. Et comme il s'y attendait, les trois pilleurs lui demandèrent de les mener à leur "trésor"...
-Si je vous montre... Vous me laissez la vie sauve c'est ça ? Questionna naïvement le mineur, connaissant parfaitement la réponse, du moins la réalité qui en découlerait...

Celui qui semblait être le "chef" de cette petite bande d'escrocs répondit de manière totalement naturelle, en adoucissant même sa voix :
-Evidemment, on le promet ! L'armée Brakmarienne n'a qu'une seule parole, tout le monde sait ça !
-Ok, alors je vais vous y emmener. Déclara le jeune mineur dont l'assurance de son interlocuteur n'avait pas réussi à duper...
Seulement le plan de Faraste possédait une faille. Son frère...
Car c'est évidemment le moment que choisit Dokounet pour apparaître et apercevoir les trois hommes...
Mais c'était bel et bien trop tard pour faire marche arrière. Il se tenait à présent face à eux, avec sa pioche et son simple sac à dos... Il les regarda tous, stupéfait.
-Tiens tiens tiens, en voilà donc une surprise... Une de taille même ! Quelle chance pour nous les amis ! Deux pour le prix d'un comme on dit ! Tâchons de bien accueillir notre nouvel invité ! S'amusa le mercenaire en se tournant vers ses compagnons.

Il fallu quelques secondes à Dok' pour comprendre la situation ; mais celle-ci se révéla clairement à son esprit lorsqu'il aperçut la mine défaite de son frangin... Il comprit donc.
C'en était fini d'eux, et de leurs rêves...
Non, ça ne pouvait pas se terminer ainsi ! Ce n'était pas possible !

Ses réflexions l'avaient complètement déconnectées de la réalité ; si bien qu'il ne sentit même pas le courage poindre en lui lorsque sa voix traversait l'espace pour faire résonner les tympans des malfaiteurs.
-Partez maintenant, et je vous laisserai la vie sauve.
Dieu seul saurait dire lesquels des brutes pillardes, de Faraste ou même de Dokounet lui même furent les plus surpris par ces paroles...

Un léger silence s'installa même dans la pièce. Et tandis qu'au loin on semblait entendre les cris de souffrance et d'agonie qu'émettaient les combattants durant leur affrontement ; Dokounet reprit la parole. Plus sèchement cette fois :
-Laissez mon frère libre, où vous le regretterez.
Le regard des mercenaires devint subrepticement plus sérieux, et si on n'y lisait aucune peur apparente, ils commençaient à y avoir de la méfiance dans leurs esprits...
-T'es un marrant toi petit plaisantin dis moi ! Engagea le meneur des trois. Tu devrais plutôt, TOI nous implorer de te laisser la vie sauve. Fais pas le dur gringalet, ça te va vraiment pas. Insista-t-il.

Dokounet parût ignorer superbement la réplique, car il avança négligemment. Et se dirigea vers son frère comme si les autres n'étaient pas là. Faraste assistait à la scène mais demeurait interdit face à la situation. Pourtant tout son corps voulait bouger et ses lèvres crier. Crier à son frère de ne pas les défier ; de les écouter. De ne plus avancer...
Mais il en était incapable, et c'est quand son frère arriva à ses côtés qu'il reprit un peu ses esprits et murmura :
-Mais t'es fou Dok', tu fais quoi ?! Ils vont vraiment nous tuer là ! Paniqua Faraste.

Les trois hommes étaient ahuris devant l'audace du petit mineur ! Mais, ils réagirent aussitôt quand les deux frères furent à proximité. Leur plaisir malsain s'était transformé en rage incontrôlable...
Et leur chef fonça sur les deux mineurs, suivis de près par les deux autres vauriens...

Leurs épées allèrent s'abattre sur Faraste qui avait voulu s'interposer dans une ultime manœuvre. Mais jamais la lame ne le toucha... Cependant, les trois bandits s'étaient eux arrêtés, comme paralysés. Immobilisés par une force invisible.
-Je vous avez pourtant prévenus de laisser mon unique frère en paix. Rappela Dokounet qui n'avait pas bougé.
-Bon sang ! Espèces de vermines ! Quelle est cette sorcellerie ?! Vous êtes de vrais démons ! On devrait vous lyncher sur le champ ! Enragea le Brakmarien.

Il sembla qu'il n'avait pas répondu correctement. Ou du moins, cela ne plût pas à Dok'...
Une colonne de flamme surgit alors du sol et s'éleva subitement sur le scélérat qui avait alors proclamé ses dernières paroles. De son existence ne restait que cendres...

Les deux autres tout autant immobilisés qui avaient assistés à la triste disparition de leur chef voulurent alors bouger sans succès. On peut aisément imaginer qu'ils aient à cet instant voulu demander pitié. Mais là encore leurs lèvres piégées par cette force ne purent exprimer leurs ultimes requêtes.
Sans tarder, deux autres colonnes de flammes vinrent achever l'affaire.




***
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MessageSujet: Re: RP : La naissance de Pompoko.   

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RP : La naissance de Pompoko.
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